LAIT NÉO-ZÉLANDAIS CONTAMINÉ

Fonterra, la plus importante coopérative néo-zélandaise et le plus gros exportateur mondial de produits laitiers, a mis en circulation du lait en poudre contaminé à la bactérie botulique en Nouvelle-Zélande, en Chine et dans plusieurs autres pays asiatiques, ainsi qu’en Arabie Saoudite et en Russie.

Destiné à la production de lait maternisé et à des boissons énergisantes, le lait contaminé a été bloqué et interdit de vente en Chine et en Russie. D’autres pays comme Singapour ou la Malaisie ont rappelé certains laits, comme ceux de la marque Dumex appartenant à Danone qui s’approvisionne chez Fonterra pour le marché asiatique.

Pour la Nouvelle-Zélande, c’est un coup dur difficilement chiffrable à long terme. Fonterra représente 25 % de son commerce extérieur. Même avec un voyage express du directeur-général de Fonterra en Chine avec des excuses à la clé, rien n’y fait, la méfiance est désormais installée ; la bourse est d’ailleurs sans pitié pour l’entreprise qui a vu ses actions fondre rapidement.

La Chine qui se relève encore difficilement du scandale du lait contaminé à la mélamine en 2008 est le plus gros client de la coopérative néo-zélandaise. Beaucoup se souviennent que l’entreprise impliquée à l’époque était déjà une filiale de Fonterra…

John Key, le Premier-ministre néo-zélandais, ne prend pas l’affaire à la légère. Il accuse la coopérative de laxisme et d’attentisme quant aux délais de réaction et, surtout, d’avoir exporté un produit n’ayant pas eu toutes les garanties de salubrité requises…

Il est sûr que l’image de pureté projetée par la Nouvelle-Zélande restera largement entachée par ce scandale, particulièrement dans les pays asiatiques. Un gros coup dur pour ce pays qui mise beaucoup sur l’exportation.

Rappelons que le botulisme est une maladie grave, voire mortelle, qui engendre des paralysies générales. Par contre, on peut se réjouir qu’aucun cas n’ait été détecté depuis l’annonce de ce nouveau scandale alimentaire.

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