Article en partenariat – Groupe Export agroalimentaire x Inno-centre
Dans un contexte marqué par la pression sur les coûts et la complexification des chaînes d’approvisionnement, les entreprises en transformation alimentaire cherchent avant tout à améliorer leur performance opérationnelle. De plus en plus, ces améliorations passent par des actions structurantes, comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), qui ont un effet direct sur l’efficacité, la résilience et la compétitivité.
Afin de mieux comprendre comment les entreprises du secteur abordent ces enjeux, Inno-centre a mandaté la firme de recherche Léger pour réaliser une étude auprès de 131 gestionnaires d’entreprises en transformation alimentaire, menée entre le 20 janvier et le 19 février 2025. L’objectif : brosser un portrait des pratiques actuelles et mesurer dans quelle mesure les entreprises perçoivent la transition climatique comme un levier d’amélioration de leurs activités.
Des entreprises exportatrices plus avancées dans leurs démarches d’amélioration
Les résultats de l’enquête montrent clairement que les entreprises actives à l’international ont généralement amorcé plus tôt des démarches structurées, souvent parce qu’elles sont confrontées à des exigences plus élevées de la part de leurs marchés, clients et partenaires.
- 58 % des entreprises répondantes exportant à l’international ont déjà réalisé un bilan carbone, comparativement à 28 % des entreprises concentrées uniquement sur le marché canadien. Cette donnée reflète une volonté de mieux comprendre leurs opérations afin d’identifier des gains d’efficacité et de se préparer aux attentes futures.
- L’amélioration de l’image de marque et de la réputation constitue la principale motivation à agir, tant chez les entreprises exportatrices (58 %) que chez les non-exportatrices (56 %), démontrant l’importance stratégique accordée à la crédibilité et à la confiance des marchés.
- Toutefois, 44 % des entreprises exportatrices identifient le manque de ressources compétentes comme un frein, soulignant un besoin accru d’accompagnement pour transformer ces intentions en actions concrètes.
Ces constats suggèrent que la réduction des GES est de plus en plus intégrée à une logique d’optimisation globale, plutôt qu’abordée comme une contrainte environnementale isolée.
Améliorer la transformation et la production : quand la réduction des GES soutient la performance
Développer une vision plus écoresponsable de ses processus devient inévitablement un moteur de croissance pour les entreprises de transformation alimentaire. En repensant l’efficacité énergétique, les procédés et l’utilisation des ressources, elles réduisent leurs risques opérationnels, sécurisent leurs approvisionnements et gagnent en agilité face aux imprévus.
Les investissements en automatisation et en technologies propres permettent d’accroître la productivité tout en réduisant l’empreinte carbone, et préparent les entreprises aux exigences réglementaires futures, au Québec comme à l’international.
« Intégrer les notions de performance durable aux stratégies d’amélioration des opérations permet de bâtir des entreprises plus solides et plus audacieuses, capables de protéger leur rentabilité aujourd’hui tout en accélérant une croissance durable pour demain », affirme Eric Waterman, vice-président agroalimentaire.
Diminution de l’empreinte carbone comme avantage compétitif pour les exportateurs
La réduction des GES s’avère désormais un facteur clé pour assurer une meilleure compétitivité sur les marchés internationaux. « Outre les normes gouvernementales, les chaînes alimentaires, surtout en Europe, sont de plus en plus exigeantes en termes de responsabilité sociale. C’est pourquoi la plupart des entreprises se démarquant sur la scène internationale ont déjà entrepris des démarches ciblées et éclairées pour améliorer leurs émissions de GES. La poursuite de la diversification des exportations repose sur la capacité de l’ensemble des entreprises agroalimentaires à s’inscrire dans cette trajectoire. » mentionne Martin Lavoie, PDG du Groupe Export agroalimentaire.
En transformation agroalimentaire, plusieurs améliorations opérationnelles peuvent avoir un impact positif sur la réduction des émissions de GES, notamment en optimisant le transport de leurs marchandises. Par exemple, elles peuvent revoir
leur gestion des inventaires, mais également leurs choix d’emballage, dont le poids influence de manière significative les émissions liées au transport. Également, en termes de responsabilité sociale, les consommateurs, autant au Canada qu’à l’international, prennent davantage en compte les indicateurs de traçabilité des aliments au moment de choisir un produit sur les étalages.
« Les aspects liés à la durabilité doivent décidément s’intégrer dans une stratégie de développement des affaires à l’international. » termine M. Lavoie.
Mieux comprendre les besoins du secteur : un nouveau sondage Léger en 2026
Afin de poursuivre cette réflexion et d’outiller encore mieux les entreprises, Inno-centre confie de nouveau à Léger la réalisation d’un sondage. Celui-ci intègre des questions ciblées sur :
- les leviers d’amélioration opérationnelle,
- les liens entre productivité, compétitivité et réduction des GES,
- l’adaptation aux changements climatiques.
Des entretiens individuels viendront enrichir l’analyse avec des données qualitatives. Les résultats seront dévoilés dans l’édition de juin 2026 de Savoir +.
Pourquoi participer au sondage?
Le Groupe Export agroalimentaire et Inno-centre invitent l’ensemble des entreprises du secteur à y participer afin de faire ressortir les besoins réels des entreprises, renforcer la représentativité de l’industrie et accélérer le partage de pratiques performantes.

