Le plus récent rapport Perspectives du secteur de la transformation agroalimentaire de MNP examine les domaines où les avantages du Canada en agroalimentaire sont générateurs de croissance et ceux où les possibilités demeurent inexploitées.
CALGARY, AB — Le Canada possède les ressources, la capacité agricole et la réputation internationale nécessaires pour être un des plus importants producteurs alimentaires au monde. Or, les Canadiens et les Canadiennes n’observent pas les retombées de ce potentiel à l’épicerie. Le prix des aliments demeure élevé tandis que les producteurs et les fabricants alimentaires sont aux prises avec des droits de douane, un climat d’incertitude commerciale et une hausse de leurs coûts d’exploitation. Ces pressions engendrent des répercussions dans tout le système alimentaire et affectent les consommateurs, au bout du compte.
Publié en amont de la Journée mondiale de l’alimentation, le rapport Perspectives sur le secteur de la transformation agroalimentaire : poursuivre sur notre lancée et tirer avantage de nos acquis combine une analyse comparative des pays du G20 et les perspectives de conseillers de MNP dans le but d’examiner les éléments qui sous-tendent la performance des entreprises canadiennes et qui engendrent des répercussions pour les consommateurs.
Le Canada se classe au septième rang parmi les pays examinés et possède des caractéristiques fondamentales nécessaires pour concurrencer à l’international. Les efforts de commercialisation, la capacité de transformation, l’adoption du numérique et l’accès à de nouveaux marchés peuvent permettre aux entreprises de tirer davantage de valeur de ce qui est produit au Canada.
Matt MacDonald, leader national, Transformation alimentaire chez MNP affirme que « malgré les nombreux atouts dont dispose le Canada dans le secteur agroalimentaire, les PME peinent encore à en tirer pleinement parti, ce qui les place sous pression. Les fabricants alimentaires tentent de s’adapter à un contexte de hausse des coûts, d’incertitude commerciale et de transformation des habitudes d’achat des consommateurs. Toutes ces pressions finissent par se refléter dans le prix des produits sur les étagères. C’est pourquoi on doit faire les choses différemment, s’adapter et tirer plus de valeur de ce que nous produisons au Canada ».
La question de l’abordabilité amène les consommateurs à revoir leur définition de la valeur
Le rapport annuel sur les prix alimentaires prédit une hausse de 4 à 6 % en 2026. Les effets de l’inflation et des droits de douane ne font qu’intensifier les problèmes d’abordabilité auxquels les Canadiens et Canadiennes sont confrontés.
Du côté des entreprises, la hausse du coût des ingrédients, de la main-d’œuvre, du transport et des emballages joue non seulement sur les prix à l’épicerie, mais sur le format des produits, la diversité de l’offre et les marges bénéficiaires.
Du côté des consommateurs, on s’intéresse de près à des aspects comme la qualité, la valeur nutritive, la commodité et la transparence. Pour tirer leur épingle du jeu, les entreprises doivent comprendre les éléments auxquels les consommateurs accordent de la valeur et ceux pour lesquels ils sont disposés à payer.
Il peut donc s’avérer nécessaire de bonifier la proposition de valeur des produits haut de gamme, de réaliser des gains d’efficacité pour rendre abordables certains produits de qualité et de recueillir des données sur les clients pour repérer les tendances porteuses.
Les conséquences de l’immobilisme dans un marché bouleversé par les droits de douane
Le Canada est un important exportateur de produits agroalimentaires. Cette catégorie génère un excédent commercial de 24,3 G$ pour le pays. Or, l’incertitude entourant les droits de douane et l’évolution des relations commerciales exercent de nouvelles pressions sur les entreprises dont l’essentiel du chiffre d’affaires dépend d’un seul marché.
Le rapport montre qu’une proportion de 65 % des exportateurs prévoit une expansion vers de nouveaux marchés, que les exportations vers les États-Unis sont en baisse de 3,8 % et que celles vers d’autres marchés sont en hausse de 11,2 %.
Les droits de douane peuvent exercer un effet sur plusieurs maillons de la chaîne d’approvisionnement des entreprises de transformation agroalimentaire (intrants agricoles, matériel d’emballage, équipements, transport, etc.), sur les marges bénéficiaires, les décisions d’investissement et ultimement, sur le prix des produits.
La diversification n’est pas uniquement une question d’accès à de nouveaux marchés. Les nouveaux clients, fournisseurs, flux de rentrées et partenariats stratégiques de même que les ententes avec des marques maison peuvent ouvrir des voies inédites vers la croissance.
Une augmentation des capacités de transformation et de fabrication au pays peut également permettre de générer davantage de retombées au Canada avant l’exportation des produits.
Exploiter le potentiel d’innovation du Canada
L’innovation est l’un des grands atouts du Canada. Au cours du premier semestre de 2025, les sommes investies en innovation technologique agroalimentaire se sont élevées à près de 515 M$. Les sources publiques comptent pour environ 75 % du financement en recherche et développement agricole, et la participation du secteur privé s’élève à moins de 25 %.
Les conclusions du rapport mettent en lumière l’importance de transformer l’innovation en résultats commerciaux. L’acquisition de la capacité d’exploitation nécessaire pour adopter des technologies, générer des rendements fiables et déployer une innovation à grande échelle peut s’avérer tout aussi importante que le développement de l’idée elle-même.
La question de l’adoption du numérique illustre bien cette question. Si les outils d’intelligence artificielle, d’automatisation et de prévision sont de plus en plus accessibles, leur adoption par les PME demeure inégale.
Des investissements ciblés dans des domaines tels que la gestion des stocks, les prévisions, la production et l’automatisation peuvent accorder aux entreprises des moyens d’améliorer leur productivité et leur donner les capacités nécessaires à leur croissance.
Transformer les avantages du Canada en occasions d’affaires
Le secteur canadien de la transformation agroalimentaire dispose d’avantages importants pour la prochaine étape de sa croissance. Par une plus grande commercialisation, un accroissement des capacités de transformation, une diversification des marchés et une augmentation des investissements, ces caractéristiques fondamentales doivent donner lieu à des entreprises plus solides qui emprunteront des voies différentes selon leurs produits, leurs clients et leurs ambitions.
Le rapport Perspectives sur le secteur de la transformation agroalimentaire de MNP donne des clés pour comprendre la position du Canada dans le monde et aborde des considérations d’ordre pratique pour les entreprises qui doivent faire des investissements, choisir où elles souhaitent concurrencer et décider des prochaines occasions qu’elles veulent être en mesure de saisir.
Vous pouvez lire le rapport Perspectives sur le secteur de la transformation agroalimentaire : poursuivre sur notre lancée et tirer avantage de nos acquis ici.
À propos de MNP
MNP a une portée nationale doublée d’une vision régionale. Nous offrons à nos clients des services de comptabilité, de consultation et de fiscalité ainsi que des solutions numériques adaptées à leurs besoins, et ce, dans plus de 150 collectivités au Canada. Fondé en 1958 à Brandon, au Manitoba, MNP est fier de ses racines canadiennes et a à cœur la prospérité des entreprises, des particuliers et des organismes de partout au pays. Nos conseillers proposent des stratégies personnalisées et des solutions propres à la réalité d’ici pour vous aider à réaliser votre plein potentiel, partout où mènent les affaires.
SOURCE MNP
Personne-ressource pour les médias: Patrick Khouzam, Directeur général, Patrick.Khouzam@mnp.ca

