À l’occasion de MOMENTUM, l’événement signature de l’entreprise CIS qui célèbre cette année ses 50 ans, l’honorable Jean Charest a livré une conférence magistrale. Une lecture géopolitique et économique du monde qui, loin d’être théorique, éclaire directement les décisions des dirigeants du secteur alimentaire. Dans un contexte mondial instable, fragmenté et imprévisible, comprendre devient un avantage stratégique. MOMENTUM a offert cette compréhension — et l’alimentaire doit s’en saisir.
Il y a des conférences qui informent. Et il y a celles qui transforment. La conférence présentée par Jean Charest appartient à la seconde catégorie. Elle a offert aux dirigeants une chose rare : une carte pour naviguer dans l’incertitude.
« Pour agir intelligemment, il faut comprendre le contexte. » — Jean Charest
Cette phrase, simple mais fondamentale, a servi de fil conducteur à une analyse qui relie l’histoire, la géopolitique, l’économie et les tensions sociales — et qui explique pourquoi l’alimentaire se trouve aujourd’hui au cœur des transformations mondiales.
Un monde en bascule : pourquoi l’alimentaire doit regarder au-delà de ses frontières
Charest a rappelé que les grandes forces qui façonnent le monde façonnent aussi l’alimentaire :
- Création des institutions internationales après les guerres mondiales,
- Mondialisation accélérée entre 1984 et 2008,
- Crise de 2008‑2009 et ses séquelles sociales,
- Émergence de la Chine comme superpuissance,
- Montée du populisme,
- Tensions géopolitiques actuelles.
Ces forces ne sont pas abstraites. Elles déterminent les prix, les pénuries, les chaînes logistiques, les exportations, les normes, les risques et les opportunités.
« L’émergence de la Chine comme superpuissance est unique dans l’histoire de l’humanité. » — Jean Charest
Pour l’alimentaire, cela signifie que les décisions doivent désormais être éclairées par une compréhension du monde — pas seulement du marché.
« MOMENTUM – CIS 50 ans : Les meilleures décisions alimentaires sont celles qui tiennent compte du monde. »
Le Canada : un pays qui doit vendre à l’extérieur — et l’alimentaire encore plus
Charest a rappelé une vérité incontournable :
« Pour un pays de 42 millions d’habitants, le marché intérieur est trop petit. »
Le Canada dépend des marchés extérieurs. Et l’alimentaire encore davantage :
- 50 % des fruits et légumes consommés ici sont importés.
- Le Québec exporte massivement ses produits.
- Les chaînes logistiques sont mondiales.
- Les prix dépendent des marchés internationaux.
Quand les États‑Unis imposent des tarifs, quand la Chine modifie une norme, quand l’Europe ajuste une politique agricole, le prix du pain, du lait ou des légumes change ici.

De gauche à droite : Jean Charest, ancien premier ministre du Québec et vice-premier ministre du Canada, Isabelle Lefebvre, Santé Québec, Eric Tessier, président et chef de la direction, Groupe CIS
« Comprendre le monde, c’est protéger l’alimentaire. »
La fracture sociale post ‑ récession 2008 : un moteur des nouveaux comportements alimentaires
Charest a insisté sur un point que peu de dirigeants mesurent : la crise de 2008‑2009 a créé une fracture sociale mondiale.
Des millions de personnes ont perdu :
- leur emploi,
- leur maison,
- leur sécurité,
- leur dignité.
Ce traumatisme nourrit aujourd’hui :
- la méfiance envers les institutions,
- la montée du populisme
- la pression sur les entreprises,
- la demande de transparence,
- la valorisation du local.
Dans l’alimentaire, cela se traduit par :
- une exigence accrue de traçabilité,
- une sensibilité aux pratiques éthiques,
- une attention aux prix,
- une recherche de cohérence entre discours et actions.
« Les consommateurs ne veulent plus seulement acheter : ils veulent comprendre. »
« L’IA n’est pas un luxe : c’est une infrastructure stratégique. »
L’intelligence artificielle : la réponse technologique à un monde instable
CIS l’a démontré pendant MOMENTUM : l’IA n’est plus un concept, c’est une infrastructure stratégique.
Dans l’alimentaire, elle permet :
- de prédire les ventes,
- d’optimiser les routes de livraison,
- de réduire le gaspillage,
- d’améliorer la gestion des stocks,
- d’anticiper les ruptures,
- d’améliorer la traçabilité,
- de renforcer la sécurité alimentaire.
Dans un monde instable, l’IA devient un avantage compétitif.

De gauche à droite : Maxime-Olivier Hinse, Groupe CIS, Jean Charest, ancien premier ministre du Québec et vice-premier ministre du Canada, Éric Tessier, président et chef de la direction, Groupe CIS.
« La stabilité est un avantage compétitif — CIS en est la preuve. »
La stabilité : un actif rare — et un message fort pour les 50 ans de CIS
Charest a souligné un point qu’il juge exceptionnel :
« Après 50 ans, CIS appartient toujours aux deux mêmes actionnaires, tout en restant à l’avant-garde. Le symbole d’une entreprise qui démontre comment une culture d’entreprise forte est porteuse d’avenir »
Dans un secteur où les marges sont faibles et les opérations complexes, cette stabilité est un avantage compétitif majeur.
Les entreprises alimentaires ne veulent pas seulement un logiciel : elles veulent un partenaire stable, fiable, capable de traverser les cycles.
MOMENTUM, en célébrant les 50 ans de CIS, a rappelé que la stabilité n’est pas un état : c’est une stratégie.
Ce que les dirigeants alimentaires doivent retenir pour mieux décider
- Le monde est instable — vos chaînes d’approvisionnement doivent être résilientes.
- Les marchés ouverts sont essentiels — surveillez les tensions commerciales.
- Les consommateurs changent — transparence et cohérence sont non négociables.
- L’IA est un levier stratégique — pas une option.
- La stabilité des partenaires technologiques est un actif.
- Les décisions doivent être éclairées par la géopolitique.
À propos de Groupe CIS : https://cis-group.com/fr/a-propos/

