Les Prix Alizés 2022 récompensent l’excellence et l’innovation à l’exportation

Pénurie de main d’œuvre, congestion dans les ports, une pandémie qui s’éternise, nos entreprises bioalimentaires font preuve d’une créativité et d’un dynamisme sans borne depuis les derniers mois. Récompenser leurs succès à l’exportation via les Prix Alizés est plus pertinent que jamais. Il faut se réinventer et, comme cette marotte devenue leitmotiv national le dit, le Groupe Export le soulignera cette année avec un nouveau prix consacré à l’innovation. | Louis Giguère Vice-président, stratégie et contenu Edikom

Trois prix seront donc remis cette année à l’occasion de la Soirée des Alizés, dont l’appel de candidatures est officiellement en cours jusqu’au 18 février 2022. Les prix «PME Fonds de solidarité FTQ» (chiffre d’affaires de moins de 50 millions $) et «Grande entreprise FAC» (chiffre d’affaires de plus de 50 millions $) sont de retour. Quant à la nouvelle catégorie «Innovation à l’exportation Inno-Centre» elle honorera une entreprise qui a fait preuve d’une originalité accrue dans l’élaboration de ses stratégies d’exportation ou dans sa réponse à une situation imprévue. «Le Groupe Export fonde ses interventions sur cinq valeurs clés que sont le leadership, l’intégrité, l’engagement, l’excellence et l’innovation. Dans ce cadre, il était tout à fait naturel de créer un prix récompensant spécifiquement l’innovation. Les gens de notre industrie démontrent quotidiennement leur passion, leur inventivité et leur savoir-faire. Ils sont prêts à relever les défis et c’est pourquoi nous sommes fers de récompenser ces joueurs qui font la différence et qui contribuent au rayonnement des produits canadiens partout dans le monde», explique Martin Lavoie, président-directeur général du Groupe Export.

Inno-centre soutient la croissance par l’innovation

Le partenariat avec ce nouveau prix semble taillé sur mesure pour Inno-centre, qui œuvre comme accélérateur de croissance dans l’accompagnement-conseil auprès d’entreprises. Une belle manière de renouveler son implication dans les prix Alizés. “Nous croyons que la croissance passe par l’innovation, insiste Éric Waterman, vice-président agroalimentaire chez Inno-centre. Cette innovation se reflète aussi dans les stratégies d’exportation et c’est notre mission de valoriser les entreprises qui poussent plus loin en ce sens.” Rappelons d’ailleurs que plus de 500 entreprises canadiennes, tous domaines confondus, profitent chaque année de l’expertise d’Inno-centre. M. Waterman souligne que lorsque la croissance d’une entreprise l’amène à envisager l’exportation, souvent le premier réflexe est de répéter ce qui a marché dans son pays d’origine. “Mais une bonne stratégie à l’exportation demande une compréhension du marché et une capacité à s’y adapter, indique-t-il. Il faut de l’agilité, être capable de réviser son modèle d’affaires et le faire tout en respectant ses valeurs de marque et d’entreprise.”

Fonds de solidarité FTQ et FAC, deux partenariats précieux

Évidemment, une remise de prix comme celle-là ne serait pas la même sans ses partenaires. Ils sont des alliés qui comprennent bien l’importance de ce travail fait par les entrepreneurs d’ici pour exporter ce qu’on fait de mieux ailleurs sur la planète. C’est le cas du Fonds de solidarité FTQ, qui remettra cette année le prix PME à une entreprise au chiffre d’affaires de moins de 50 millions $ qui s’est illustrée à l’échelle internationale. Pour Benoit Tétrault, directeur des investissements au Fonds de solidarité FTQ et l’un des nombreux experts en agroalimentaire de l’organisation, ce maillage est une évidence. “Dans l’industrie, l’exportation c’est important, insiste-t-il. Au Fonds, nous étions déjà impliqués depuis plusieurs années avec le Groupe Export, promoteur de l’événement. On a voulu, en s’associant à ce prix, reconnaître les efforts de PME qui décident de sortir du Québec parce qu’on croit que l’avenir de l’industrie agroalimentaire passe par là.” Le Fonds a depuis 25 ans une équipe entièrement dédiée au secteur agroalimentaire. “Ça représente 1,1 milliard $ d’investissement et plus de 155 entreprises qui sont devenues nos partenaires, indique M. Tétrault. Ça fait beaucoup de projets, surtout en croissance locale. Notre objectif maintenant, c’est d’amener cet élan de croissance à l’étranger.”

Favoriser l’émergence de meneurs

Avec ce soutien aux prix Alizés, les intentions du Fonds de solidarité FTQ sont claires: favoriser l’émergence de champions. “Pour cela, il faut que les entreprises puissent déborder du marché local et dépasser nos frontières”, insiste Benoit Tétrault. Louis Turcotte, premier directeur, Financement corporatif et commercial chez FAC, qui remet le prix “Grande entreprise FAC”, abonde dans le même sens. “Les entreprises agroalimentaires sont composées de gens résilients qui sont toujours en mode solution et créativité malgré les épreuves, souligne-t-il. C’est une industrie qui a de la facilité à se rediriger et cette qualité se remarque particulièrement quand on parle d’exportation”. FAC, qui est un partenaire de l’aventure depuis maintenant plus de dix ans, a d’ailleurs “toujours cru au potentiel des entreprises d’ici à accéder aux marchés extérieurs”, comme en témoigne M. Turcotte. Ce dernier avoue cependant que chaque année, choisir les gagnants des Alizés devient un beau casse-tête. “Pas toujours facile de choisir un gagnant, dit-il. Les candidatures sont tellement bonnes qu’on a du mal à les départager. On tient compte de tout ce qui peut contribuer à faire augmenter les ventes à l’export.”

Des récipiendaires qui se démarquent

Parmi les entreprises qui captent l’attention du jury, on compte celles qui sont capables de développer des stratégies particulières, non traditionnelles, incluant par exemple des partenariats à l’étranger. Ce fut le cas pour les lauréats de l’an dernier. La Petite Bretonne et La Corporation des produits de l’érable (The Maple Treat Corporation) ont épaté par leurs efforts à maintenir et développer les marchés d’exportation malgré la pandémie. Les ventes à l’international ont poursuivi leur croissance malgré le contexte difficile. “La Petite Bretonne, c’est un bel exemple d’entreprise qui a su travailler avec des partenaires extérieurs, remarque Louis Turcotte. Notamment avec ceux du Mexique, avec qui ils ont développé des produits adaptés au marché spécifique du pays. Ils ont pu adapter leur recette et l’emballage, entre autres”. La Corporation des produits de l’érable, de son côté, a impressionné par sa stratégie globale d’offre et son niveau de proactivité en matière de croissance. “Ils ont su dynamiser l’ensemble de leur catalogue de produits, explique M. Turcotte. Leur offre diversifiée ne s’est pas limitée qu’au sirop d’érable, mais aussi à d’autres produits comme le sucre granulé ou encore les flocons d’érable.” Les exportateurs agroalimentaires canadiens ont jusqu’au 18 février 2022 pour déposer leur candidature dans les catégories «PME Fonds de solidarité FTQ», «Grande entreprise FAC», et «Innovation à l’exportation Inno-Centre». Les lauréats de toutes les catégories seront dévoilés lors de la Soirée des Alizés qui se tiendra en marge du SIAL Canada 2022, le 20 avril prochain.