Tout le monde à table! » La ministre Bibeau souligne les mesures prises contre la fraude alimentaire par l’entremise de la Politique alimentaire pour le Canada

Aujourd’hui, la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, a s’est rendue à l’Université MacEwan, en compagnie de Randy Boissonault, député d’Edmonton Centre, pour souligner un investissement de 24,4 millions de dollars s’inscrivant dans la Politique alimentaire pour le Canada, afin d’aider l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) à lutter contre la fraude alimentaire.

Les fonds aideront l’ACIA à sévir contre l’étiquetage trompeur et la fausse représentation des produits alimentaires, pour protéger les consommateurs contre les représentations trompeuses et protéger les entreprises contre la concurrence déloyale. Cet investissement prévoit une refonte du programme de lutte contre la fraude alimentaire, une hausse du nombre d’inspections et de collectes d’échantillons pour déceler les sources de fraudes, et la collecte de données de surveillance pour recueillir des renseignements supplémentaires. Les fonds appuieront aussi l’élaboration de nouvelles méthodes et de nouveaux outils de détection de la fraude alimentaire et les efforts de sensibilisation des partenaires pour assurer l’authenticité des aliments.

En s’attaquant à la fraude alimentaire, le gouvernement du Canada protège également les producteurs locaux, comme les producteurs de miel, contre la concurrence déloyale. Le 9 juillet, le gouvernement a publié un rapport indiquant que l’ACIA a prévenu l’introduction de 12 000 kg de miel falsifié sur le marché canadien, pour une valeur de 77 000 $.

La Politique alimentaire pour le Canada est le fruit de la consultation et de la collaboration des Canadiens d’un océan à l’autre. Le gouvernement du Canada a entendu plus de 45 000 Canadiens, dont des producteurs et des transformateurs d’aliments, des spécialistes de l’environnement, des spécialistes de la santé et de la sécurité alimentaire, des groupes autochtones, des organisations non gouvernementales et des défenseurs des droits des communautés.

La vision de la Politique alimentaire élaborée dans le cadre de ces consultations est la suivante : Toutes les personnes vivant au Canada peuvent avoir accès à une quantité suffisante d’aliments salubres, nutritifs et culturellement diversifiés. Le système alimentaire du Canada est résilient et innovateur, protège notre environnement et soutient notre économie.

Pour réaliser cette vision, le gouvernement du Canada investit 134 millions de dollars du budget de 2019 dans de nouvelles initiatives ciblant des secteurs clés, par exemple :

• Fonds des infrastructures alimentaires locales qui appuiera des projets communautaires visant à améliorer l’accès à des aliments salubres, sains et culturellement diversifiés;
• Nouvelles campagnes de promotion de l’image de marque du Canada et de promotion de l’achat de produits canadiens pour augmenter la fierté des consommateurs et leur confiance dans les produits canadiens;
• Soutien accordé à des projets communautaires comme des serres, des congélateurs communautaires et de la formation axée sur les défis alimentaires et l’insécurité alimentaire dans les collectivités nordiques et isolées;
• Lancement d’un défi pour financer les propositions de réduction des déchets alimentaires les plus novatrices dans les secteurs de la transformation des aliments, de l’alimentation au détail et des services alimentaires;
• Premières étapes d’une collaboration avec les provinces, les territoires et les organismes sans but lucratif, pour créer un programme national d’alimentation dans les écoles; et
• Création d’un Conseil consultatif de la politique alimentaire du Canada visant à réunir les spécialisations et la diversité nécessaires au-delà des services gouvernementaux pour s’attaquer aux défis alimentaires actuels et futurs du système alimentaire canadien.
• La Politique alimentaire pour le Canada s’aligne aux objectifs des initiatives en place à l’échelle du gouvernement fédéral, comme le Partenariat canadien pour l’agriculture, la Stratégie en matière de saine alimentation, et la Stratégie de réduction de la pauvreté, entre autres.

« Tout le monde à table! »

« Notre gouvernement s’est engagé à lutter contre la fraude alimentaire, un problème émergent qui fait que des consommateurs et des entreprises alimentaires se procurent des produits qui ne sont pas ce qu’ils sont censés être. La fraude alimentaire pose un risque potentiel pour la santé des consommateurs, pourrait porter atteinte à l’excellente réputation de l’industrie alimentaire canadienne reconnue mondialement, et est source de concurrence déloyale pour nos producteurs. Dans le cadre de la Politique alimentaire pour le Canada, nous allons prendre des mesures pour atténuer ces risques et assurer la prospérité et la croissance de notre système alimentaire. »
- Marie-Claude Bibeau, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire

« Je suis fier de me joindre à la ministre Bibeau, ici à Edmonton, pour annoncer ces investissements importants qui aideront le Canada à sévir contre l’étiquetage trompeur et la fausse représentation des produits alimentaires. »
- Randy Boissonnault, député d’Edmonton-Centre

Faits en bref
• La fraude alimentaire peut viser différents types d’aliments, mais elle vise le plus souvent l’huile d’olive, le miel, les épices séchées, le poisson et les produits alimentaires organiques.
Dans certains cas, la fraude alimentaire peut aussi représenter un risque pour la santé si une personne souffre d’une allergie alimentaire ou si une matière dangereuse est ajoutée à un aliment, comme de la mélamine dans du lait. La fraude alimentaire peut se produire à toutes les étapes du continuum de la transformation des aliments (produit cru, transformation, emballage, etc.).
• Au Canada, il est interdit de vendre des aliments insalubres ou faussement étiquetés. La fraude alimentaire demeure néanmoins une réalité et elle constitue un problème émergent partout dans le monde. On estime que la fraude peut coûter à l’industrie alimentaire mondiale entre 10 et 15 milliards de dollars par année et touche approximativement 10 % des produits alimentaires vendus sur le marché.
• En 2017, le Canada a produit 92 millions de livres de miel d’une valeur chiffrée à 188 millions de dollars, tandis que ses importations de miel se sont élevées à 41 millions de dollars.
• La Politique alimentaire aidera le Canada à respecter les engagements qu’il a pris dans le cadre des Objectifs de développement durable des Nations Unies, en l’occurrence éliminer la faim, prôner la santé, réduire le gaspillage alimentaire et encourager la durabilité du système alimentaire.

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